Photo de plein pied du monument historique emblématique du Cimetière de Maure de Bretagne Val d'Anast : la Croix Saint-Hermin.

Son patrimoine

Au cœur de Val d'Anast, le patrimoine raconte une histoire pluriséculaire façonnée par la foi, les légendes et l’engagement des habitants. Parmi ces trésors, la Croix Saint-Hermin occupe une place emblématique. Classée, elle veille sur le cimetière de Maure-de-Bretagne et témoigne de l’histoire seigneuriale de l’ancien comté de Maure. L’église, les chapelles, les légendes et les sites patrimoniaux environnants composent un véritable parcours culturel à travers le territoire.

La Croix Saint-Hermin du cimetière de Maure-de-Bretagne

Cette croix gothique datée du XVe siècle était la croix du cimetière de l’ancienne église de Maure, qui fut déplacée à cet endroit vers 1835 en même temps que la création de la petite chapelle (en face). Sans doute érigée par le 1er Comte François de Maure (1497 – 1557). C’est lui qui a transformé le territoire de Maure en comté en 1553.

C’est une croix dite “panneau” (qui raconte une histoire sur chaque face). Elle est en grès et est sculptée sur 4 faces. Elle repose sur un socle octogonal représentant les 8 paroisses de Maure : Campel, Maure-Bovel, Mernel, Lohéac, Lieuron, Saint-Séglin, Comblessac-Les Brulais et Loutehel.

Face principale

La crucifixion du Christ

Les deux personnages sous la croix représentent : côté gauche, la Vierge Marie ; côté droit, Sainte Marie-Madeleine, et non pas l’apôtre Jean comme traditionnellement, c’est un cas très rare. Cette dernière a son flacon d’albâtre rempli de parfum précieux en pendentif. On peut penser que les deux Marie sont représentées en hommage à la mère de François de Maure, qui s’appelait Marie-Anger.

Face droite

Saint-Pierre

Saint-Pierre est le Saint Patron de l’Eglise de Maure depuis l’origine chrétienne d’Anast (Ve siècle). Ses attributs sont les clés du royaume des cieux et la mitre qui était réservée aux évêques. Il est debout sur l’emblème du comté de Maure (le croissant).

Face arrière

La Vierge Marie et l’enfant Jésus

Accompagnés de deux anges ailés (l’un qui porte un encensoir, et l’autre levant les bras), la Vierge Marie porte l’enfant Jésus. Détail intéressant : elle est couronnée car elle est déjà considérée comme Reine de France, ce qui sera confirmé en 1638 et fêté le 15 août à partir de cette année-là.

Face gauche

Saint-Hermin reposant sur l’emblème du comté de Maure (le croissant).

Saint-Hermin était chapelain ou prieur de l’église d’Anast, contemporain de Saint-Conwoïon (né à Comblessac en 790, mort à Maxent en 868).

Il fut décapité par les vikings (qui ont envahis notre région entre 863 et 875) sur l’actuel rond-point de la Poste. A cet endroit était érigée la chapelle Saint-Hermin jusqu’en 1830. Les maisons voisines de cet endroit s’appelaient les celliers Saint-Hermin.

La légende de Saint-Hermin

Il habitait au-delà du Château de Maure, au lieu-dit La Landelle. Après sa décapitation, il veut rejoindre son domicile avec sa tête dans ses mains. Sa tête tombe au niveau de la motte féodale, créant la fontaine, et il meurt près de la “Pierre qui saigne” qui se trouve à l’entrée du Château de Crepeneuc. On dit que cette pierre rougit tous les ans au Vendredi Saint.

La fontaine du Rotz de Val d’Anast, où Saint-Hermin y aurait perdu sa tête. Elle est située au cœur du parc de la Motte Féodale.

Le patrimoine cultuel de Val d'Anast

L’église Saint-Pierre de Maure-de-Bretagne

Bâtie entre 1894 et 1898, elle fait partie des grands édifices religieux qualifiant le mieux le style éclectique de l’architecte Arthur Regnault. Né en 1839 à Bain-de-Bretagne, il est connu pour ses édifices religieux d’inspiration orientale comme l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes ou encore les églises de Saint-Senoux et de Corps-Nuds aux clochers à bulbes néo-byzantins, très atypiques dans le paysage breton.

La Chapelle Saint-Anne de Ropenard

Depuis des siècles, le village de Ropenard accueille en sa chapelle un pèlerinage à Sainte-Anne, grand-mère du Christ. Il a lieu chaque année le dernier dimanche de juillet. Les premiers vestiges de cette chapelle frairienne remontent au 12e siècle. Elle a été reconstruite entre 1626 et 1642, et son clocher s’est élevé en 1893.

La Chapelle Sainte-Reine des Domaines

Appelée autrefois chapelle de l’Avé Maria, la chapelle des Domaines a été construite en 1754 par le recteur de Maure, messire Renais, et bénite en 1756. C’était la chapelle frairienne du quartier d’Intochau, bien qu’isolée de tout hameau.

Ces associations qui s'engagent pour le patrimoine de Val d'Anast